Mon jardin virtuel...

vendredi 18 juin 2010

Une fleur

Fleur

Bien enracinée dans le sol, je la laisse flotter à la surface de l'eau. Parée contre la noyade, elle peut affronter le danger.
Rosée de paix et de joie pour la maintenir en équilibre!

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Un chemin

Je partirai par ce chemin là, en suivant le reflet de mes pas dans l'eau...car certains chemins singuliers mènent loin...

Chemin

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Un jardin

"Qu'est-ce qu'un jardin sinon le rêve d'un paradis perdu et l'essai de le reconstruire? "F. Marcel

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lundi 14 juin 2010

Des-espoirs comme désespoir

Va et vient entre l’angoisse, le courage et la joie de vivre. Je dessine un triangle fermé en sautillant non sans agilité d’un angle à l’autre sans me stabiliser nulle part. Difficile de jeter l’ancre quand on n’est pas capitaine de son propre bateau.
Tantôt un sourire
« C’est facile, j’y arriverai »
Tantôt  un pincement au cœur, des boules à la gorge.
« Je n’y arriverai jamais ! »
Parfois, je ris et je me dis «Tiens, je ris ! ».
Des idées grignotent mes pensées partout où je vais. Ni les senteurs de la médina ne m’ont soulagée. Ni la saveur des fruits exotiques ne m’a lavée. Des mots reviennent très nettement me rappeler le trou noir des maux impossible à rincer. Le tintamarre cessera avec la vie, alors à quoi sert l’attente?
Dans une vie normale, les gens attendent ce qui vient après toute attente et moi j’attends d’être et je ne serai jamais qu’à moitié. J’attends un hypothétique miracle… Des jours paisibles contre toute attente. Des jours sans morosité face à l’incompris. Des jours où être SOI ne pose aucune difficulté… Dans une vie qui approxime la vie je fais quoi ? Je me protège contre les projectiles au cours d’une guerre que je n’ai pas déclenchée tout en étant accusée de l’avoir déclenchée mais comment concrétiser les preuves de mon innocence ? Donc, je me suis engagée contre mon gré et je redoute ma force enviée qui m’attire tant d’ennuis de la part du camp ennemi.  J’ai baissé les armes sans me rabaisser, mais c’est encore une stratégie destructrice … Le point de non retour. Continuer alors que je n’aspire qu’au repos…éternel.

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Est-ce vrai ?

"La beauté d'une femme vient de ce qu'elle a traversé." ...cela pourrait soulager un certain nombre de femmes qui sont passées par des épreuves, qui ont souffert, qui ont mené une existence où la douleur a succédé à la douleur...laquelle n'a jamais pris fin.

Posté par namfa à 21:37 - Commentaires [0] - Rétroliens [0]




mercredi 9 juin 2010

Ma machine

Enfin, l’ordinateur redevient l’outil de l’intime. Je l’ai si malmené ces derniers mois qu’il devait souffrir sans oser me l’avouer. Dans ce début d’oisiveté, je me mets à penser à lui. Depuis combien de temps existe-t-il dans ma vie, lui qui a partagé mon lit intensivement au cours des dernières années ? Il est né un soir au cours d’une réflexion oxygénée par le vent du nord. Pourquoi ne pas se mettre à rêver en étant couchée ? J’attends toujours de lui un aveu, qu’il me dise « je t’aime » ou « je tiens à toi ». Mais, c’est moi qui ai tenu à lui au point de le supplier certains jours de ne pas se planter au beau milieu d’un « chef d’œuvre ». ( Ce que je nomme « corvée » durant les mauvais jours). Je sais que désormais, il y aura lui, peut-être rien que lui quand je l’emporterai… Je ne sais pas combien de larmes il aura à essuyer. En tout cas, je me vois d’ici cherchant encore à combler l’ « ennui », ou pire, tentant d’exprimer quelque chose d’incompréhensif en le caressant alors même que la frustration git au creux de mon âme. La frustration, je suis convaincue que fatalement je dois la subir parce que ça ne sera JAMAIS  ce que je veux. Je sais vers quoi je vais : la banalité dans un calme abstrait parsemé de tempêtes que je laisserai passer ayant apprivoisé le désert. Je revois les différents coins où je vais « m’entasser » pour mieux me rendre invisible et renouer avec la rêverie comme autrefois pour échapper à l’inconcevable. Parfois, je revois l’entrain qui va m’accompagner mais dans quel but quand le sens n’existe pas??

Quelle mort après quelle vie ? La fin d’un doux exil et le retour vers une patrie qui m’a toujours donné le goût de la nostalgie d’un ailleurs différent. Ce n’est pas encore l’heure du bilan mais le compte à rebours a commencé depuis que j’ai posé mon stylo à côté de ma feuille. Est-ce réellement fini ? Je quitte les visages connus et inconnus. Une alchimie partagée à plusieurs dimensions au point que je fais des rêves si doux qui se concrétisent en hallucinations. J’ai peur des cauchemars qu’il ne saura neutraliser, de mes émotions qu’il ne saura canaliser… Il m’écoute mais il n’a jamais tendu les bras vers moi pour déclencher la cascade de romantisme que je réprime.

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jeudi 27 mai 2010

Je soutiens le droit à l'anonymat sur les blogs

Appel pour la défense des droits à l'anonymat sur internet.

Une proposition de loi prévoit de remettre en cause le droit à l’anonymat des blogueurs, imposant la publication de leur nom et coordonnées.

"Nous tenons à affirmer notre attachement à la liberté d’expression sur Internet, qui a permis à tout un chacun de participer au formidable développement de l’information et des débats sur le réseau. [..]

Nous considérons qu’une telle loi porterait atteinte à la liberté d’expression sur Internet.
Les blogueurs qui choisissent l’anonymat le font pour des raisons liées à leur vie professionnelle ou personnelle. Sans cet anonymat beaucoup arrêteraient de bloguer." Lire la suite :http://www.wikio.fr/article/appel-defense-droit-anonymat-internet-190719788

Posté par namfa à 00:15 - Commentaires [0] - Rétroliens [0]

jeudi 20 mai 2010

Conseil de paix

Je vous ai convoqués. Je voulais qu’on se rencontre autour d’un verre de thé. Vous viendrez comme au temps d’autrefois à ce pèlerinage au sommet de la montagne. La première fois c’était quand les uns commençaient à peine à comprendre la vie et que nous avions ouvert grand les yeux sur une autre culture entendue, lue et semi vécue. Nous nous étions appropriés ce qui ne nous appartenait pas sans nous poser de questions. Nos seuls questionnements exprimaient l’avidité de mieux la saisir et se l’accaparer. Depuis, on la vivait au quotidien comme seule capable de nous aider à nous comprendre. Nos jeux c’étaient cette culture là, nos dessins c’étaient cette culture là, nos dialogues c’étaient cette culture là… Pour l’un c’était pour mieux délirer en crise, pour l’autre pour mieux se taire et parler avec sagesse et pour l’autre encore pour rédiger le procès de son mal être. En fait, le mal être, nous a tous traversé tel un fleuve en colère qui a laissé d’énormes dégâts sur son chemin. Tristement, je fais un bilan alors que je proposais une rencontre chaleureuse…
Au village, je ne voudrais pas qu’il y ait ni roi, ni esclave. Nous serions assis côte à côte ou les uns en face des autres sans aucune forme d’autoritarisme exercé par les uns sur les autres et nous parlerons un langage simple dénué de leçons de morale, de jugements de valeurs, d’accusations… Nous montrerons enfin notre besoin les uns des autres, besoin d’être là les uns pour les autres sans que flotte dans l’atmosphère ce je ne sais quoi qui rend nos relations tendues comme si on se reprochait de n’avoir pas su dépasser , besoin de nous entraider sur plusieurs aspects de la vie, ceux-là même qu’on avait reproché aux autres. Nous avons tous besoin qui de savoir, qui de comprendre, qui d’assurer.
Au fond de moi, je désire intensément me reposer avec vous, vous écouter parler de ce qui vous agace ou vous réjouit pour que ma fatigue soit moins pénible à porter. Je voudrais me laisser aller dans vos conversations au rythme du vent qui souffle toujours là-bas. Puis, dormir adossée au mur sans plus entendre le bruit d’un véhicule, sans plus avoir à respecter un rituel nocturne pour ne rien oublier le lendemain. ..Vous comprendrez alors que j’ai pris un chemin plus long que le vôtre peut-être pour arriver plus vite. Et j’ai effectivement atteint un certain point d’arrivée. Mais, je demeure attachée à vous, vous qui parlez la même langue que moi en dépit de nos langages si différents.
Je ne sortirais pas de la pièce qui nous réunira. Plus aucun penchant pour le déclin du soleil qui rejoint une mer lointaine. Plus aucune fascination pour ces pierres qui ne se ressemblent pas et qui pourtant vivent en harmonie. Je n’irai plus jamais rêver sous les arbres, reconstituer la vie des ancêtres, ou rencontrer la mélancolie du silence. Ce sont d’autres aspects de mon évolution qui prennent place et je les accueille sans résistance parce que c’est mieux ainsi.
Sans égoïsme, je vous ai invité à venir prouver à l’espace ce que le temps a arrangé en vous grâce et avec la culture de l’autre.

Posté par namfa à 00:16 - Commentaires [0] - Rétroliens [0]

mercredi 19 mai 2010

Jeu sur scène

On apprivoise la vie et on la laisse nous emporter dans son tourbillon. La roue tourne et on tourne avec. Parfois elle nous écrase, souvent elle nous épargne. On avance pour ne pas perdre l’équilibre. Les mots viennent à nous et les êtres. On invente des attitudes pour chaque situation et on improvise parce qu’on n’a jamais eu l’occasion de répéter nos rôles avant chaque représentation.  On s’en sort tant bien que mal et on continue. Parfois, on nous attribue le mauvais rôle et on nous fait porter un costume. Quand il s’agit d’une comédie, il faut se déguiser et on se déguise dans l’espoir de rendre les scènes plus satiriques.

Chaque acte est différent et à défaut d’une intrigue, il y en a plusieurs. Quant au dénouement, c’est avec le dernier soupir qu’il arrive.

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mardi 18 mai 2010

La vie lui a dit

Christine ORBAN, La vie m’a dit…

Sans_titreJe voulais attraper la vie, l’attraper avec des mots comme j’attrape des images avec mon appareil photo. Fixer l’immortel, les attitudes, les contradictions, ces choses infimes qui passent comme une ombre dans un regard. Les fixer pour mieux les démasquer, mieux les comprendre et les partager..

La force est une sensation intérieure qui n’a rien à voir avec la réalité mais qui finit par l’influencer.

Pour changer le monde, il suffit de ne plus le regarder, ou de le regarder différemment.

Ecoutez le silence, mille voix l’habitent, comme un piaillement qui demande la parole.

Quand on pardonne une fois, il faut être prêt à pardonner dix fois.

Les plus grands choix sont invisibles. C’est à l’intérieur de soi que l’on décide si l’on choisit l’amour ou l’égoïsme, l’être ou le paraître, le vrai ou le faux ?

Il faut se souvenir pour enfin oublier.

Pourquoi un jour quelqu’un nous parle et les mots demeurent en nous ? Pourquoi ces mots là plutôt que d’autres ? Une petite phrase comme une formule mathématique, doit tomber juste pour résonner, et parfois consoler.

Parfois, il suffit de nommer les émotions qui nous submergent pour en prendre conscience et s’en éloigner.

On peut quitter un lieu mais, lui peut ne jamais vous quitter.

L’écriture sert à faire vivre ce qui n’est plus mais aussi ce qui ne sera jamais.

Il suffit parfois de décider d’être celui ou celle qui ne veut pas pour changer la perception des choses. Se rétablir de l’état de dépendance.

La liberté est simple et compliquée, puisqu’il suffit d’être soi pour se sentir libre.

Toute la difficulté consiste à vivre en direct, débarrassé de la mélancolie de la veille et de l’angoisse du lendemain.

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